Droits de mutation (ou droits d'enregistrement)
Les droits de mutation représentent environ les trois quarts des frais dans l'ancien. Ce sont des impôts collectés par le notaire pour le compte du département, de la commune et de l'État.
- Bien ancien : 5,81 % au taux normal, 6,32 % dans les départements qui ont voté le relèvement temporaire de leur part, sauf pour le primo-accédant qui achète sa résidence principale. L'Indre applique 5,11 %.
- Bien neuf : 0,715 %, pour un logement achevé depuis moins de cinq ans et vendu par un professionnel assujetti à la TVA.
- Terrain à bâtir : mêmes droits que l'ancien, sauf terrain vendu par un professionnel soumis à la TVA.
Émoluments du notaire
Les émoluments sont la rémunération du notaire, fixée par un barème national et dégressive selon le prix du bien :
| Tranche de prix | Taux applicable |
|---|
| De 0 à 6 500 € | 3,870 % |
| De 6 500 € à 17 000 € | 1,596 % |
| De 17 000 € à 60 000 € | 1,064 % |
| Au-delà de 60 000 € | 0,799 % |
S'y ajoutent des émoluments de formalités (850 € HT pour une vente sans hypothèque) et la TVA, à 20 % en métropole et 8,5 % outre-mer. Sur un bien de 250 000 €, l'ensemble atteint environ 3 900 € TTC, soit un cinquième de la facture.
Débours
Les débours sont les frais avancés par le notaire pour le compte de l'acquéreur :
- Les états hypothécaires
- Les demandes de renseignements d'urbanisme
- Les extraits cadastraux
- Les frais de formalités et de publicité foncière
- Les frais de géomètre si nécessaire
- Les copies d'actes et de titres de propriété
Le simulateur retient l'estimation de l'ANIL : 400 € de débours au-delà de 15 000 €, de 150 à 300 € en dessous. Les frais réels varient selon les pièces nécessaires au dossier.
Contribution de sécurité immobilière (CSI)
La CSI est une taxe perçue par l'État pour la publicité foncière, qui rend le changement de propriétaire opposable à tous. Elle vaut 0,10 % du prix, avec un minimum de 15 €.