Le rendement mesure la performance du capital investi. Le cash-flowmesure autre chose : ce qui reste (ou manque) sur votre compte chaque mois, une fois encaissés les loyers et payés la mensualité de crédit, les charges et les impôts. Les deux ne racontent pas la même histoire : un bien à très bon rendement financé sur 15 ans peut être lourdement déficitaire en trésorerie, quand le même bien sur 25 ans s'autofinance.
Quand le cash-flow est négatif, on parle d'effort d'épargne : la somme que vous injectez chaque mois pour porter le bien. Ce n'est pas nécessairement de l'argent perdu — mais c'est une contrainte de budget qu'il faut connaître avant de signer, et que la banque regardera pour votre taux d'endettement.
Pour juger l'opération, le simulateur affiche aussi votre enrichissement total: le capital remboursé par vos locataires, plus (ou moins) le cash-flow cumulé, net de votre apport et des frais de notaire, auquel s'ajoute la plus-value latente nette (revalorisation du bien, moins l'impôt sur la plus-value en cas de revente). C'est votre gain réel, pas juste la valeur de ce que vous détenez. Un bien qui coûte 100 € par mois en trésorerie mais dont vous remboursez 500 € de capital vous enrichit de 400 € par mois — c'est tout l'effet de levier du crédit immobilier.